Archives de la catégorie Opinion
Sympathique SSTIC: une communauté à découvrir
Posté par Emmanuelle dans Ecosystème, Opinion le 05/07/2011
La conférence SSTIC 2011 s’est tenue les 8, 9 et 10 juin derniers à Rennes. Elle a rassemblé, comme lors des précédentes éditions, quelques centaines de passionnés et experts de la sécurité. Olivier Heen – expert du Comité de Sélection et Validation des projets du pôle, également membre du groupe de travail des AFTER et chercheur chez Technicolor – fait partie du comité d’organisation du SSTIC. Nous lui avons posé une question toute simple : « à quoi sert le SSTIC ? ». Voici sa réponse ![]()
Par Olivier Heen, membre du comité d’organisation SSTIC.
Le SSTIC est une conférence francophone sur la sécurité de l’information. Elle se tient tous les ans à Rennes, depuis 2003. On me demande parfois à quoi peut bien servir le SSTIC. Je n’ai pas la réponse mais je profite du billet que m’offre le pôle Images et Réseaux pour apporter quelques éléments.
Pour commencer, voici une photo prise par vahnu pendant le SSTIC 2011. La photo montre que les orateurs eux-mêmes se demandent à quoi servent leurs recherches. « En pratique, à rien » lit-on, et juste en dessous « Pour les extrémistes […] ». Faudrait-il en déduire que le SSTIC est une conférence d’extrémistes ? Et si oui, extrémistes de quoi ?
Comme second élément, voici un extrait de l’appel à soumission publié chaque année afin de recueillir des propositions d’intervention. Appel qui indique, je cite, « les aspects liés à la sécurité de l’information y sont abordés de façon approfondie, didactique et prospective. » Ouf ! Il y a le mot didactique ! Ça veut dire que ça s’adresse à tous, non ? Le SSTIC servirait donc à vulgariser ?
La communauté Wireless Communication sera à Brest en octobre
Posté par Emmanuelle dans Evènements, I&R général, Opinion, Thématiques le 30/06/2011
Par Eric Vandenbroucke, Technopôle Brest Iroise
L’Internet mobile, une réalité, presqu’une banalité. Nous nous sommes tellement appropriés les smartphones, leurs services associés ou encore l’Internet mobile pour nos ordinateurs portables que nous en oublions qu’il y a encore 4 ans tout cela n’en était qu’aux balbutiements, quel progrès ! Le niveau de performance des réseaux mobiles est dès à présent tout à fait remarquable, mais dans un avenir proche les promesses du LTE nous laissent entrevoir des possibilités d’usage similaire à ceux que nous avons à domicile sur des liaisons haut débits. La rapidité avec laquelle les progrès s’opèrent rend complexe les exercices d’anticipation des évolutions technologiques et d’usage.
Il faut toutefois se prêter à ces exercices pour alimenter l’innovation, c’est pourquoi la conférence scientifique WPMC (Wireless Personal Multimedia Communication) organisée par Images & Réseaux, en étroite collaboration avec le Technopôle Brest Iroise et Télécom Bretagne, est une opportunité qu’il faut saisir.
Une conférence scientifique parmi d’autres ? Non, car elle dispose d’atouts qui lui sont propres : c’est une conférence d’origine japonaise à laquelle de très nombreux chercheurs (publics et privés) japonais participent (c’est le plus gros contingent d’auteurs), inutile d’argumenter sur le caractère précurseur des japonais dans le domaine de l’usage de l’Internet mobile. La structure porteuse de la conférence est le NICT (National Institute for Communication Technologies) de Yokosuka, acteur essentiel du Yokosuka Research Park qui a tous les attributs d’un pôle de compétitivité « Wireless Communication ». Images & Réseaux ne s’y est pas trompé en signant une convention de partenariat avec ce pôle de compétitivité à la japonaise. Enfin, le YRP est la structure porteuse d’un test bed « wireless communication » dont les complémentarités avec Imagin Lab s’imposent naturellement.
« Wireless communication », pôle de compétitivité, test bed, … l’inauguration de la plaque 4G/LTE d’ImaginLab pendant WPMC n’est pas un hasard. Soyez à Brest du 3 au 6 octobre, il se pourrait qu’il s’y passe des choses.
Foutus thermomètres, qui font rien qu’à nous montrer que nous sommes malades, alors qu’on n’a même pas mal.
Déjà les différents indicateurs inventés pour identifier les meilleures universités (Shanghai, Lausanne, …) ne permettaient pas de reconnaître notre excellence dans ce domaine. Les indicateurs « internationaux » de l’attractivité, de la compétitivité, de l’innovation persistaient dans l’erreur, refusant de reconnaître l’exemplarité de notre système de R&D&I.
D’autres indicateurs tout aussi internationaux ne reconnaissaient pas la valeur de notre système éducatif, notamment dans les classes primaires, les collèges, … etc. Lire la suite »
L’Amérique invente, l’Asie investit et l’Europe régule
La régulation n’est pas une tare, à condition de ne pas réguler là où les uns inventent et où les autres investissent. Si la régulation était une condition nécessaire et suffisante pour se développer cela se saurait et l’Europe serait alors à la pointe du développement et non pas en retard d’une mondialisation de la production et presqu’en retard d’une mondialisation de l’innovation quand ce n’est pas en retard d’une mondialisation de la recherche.
La bataille des standards en est une illustration parfaite. Si l’Europe a remporté haut la main le développement du GSM, c’est que développement, standardisation et régulation sont allés de concert. Ayant bien compris la leçon les Etats Unis y sont allés de leurs propres standards (CDMA) et quand cela ne suffisait pas ils établissaient un standard de fait, fermé, propriétaire qui permettait de maîtriser toute la chaîne de la valeur, de la technologie aux contenus (iPod, iTunes par exemple).
Suprême astuce, faire un standard « ouvert » et rafler la mise. Lire la suite »
Quand comprendra-t-on?
Quand comprendra-t-on ?
Quand comprendra-t-on que la technologie est un moyen ? Pas plus. Quand comprendra-t-on que ce qui justifie ces moyens c’est avant tout l’usage qui en est fait ? Quand comprendra-t-on qu’il est inutile de développer une technologie sans faire précéder ce développement de la conception de services, des contenus, des interactions qui en feront les usages et sans faire suivre ce développement de la mis en place des contenus et de services qui l’accompagneront ?
Quand comprendra-t-on que cette chaîne de la valeur technologie-contenus-services-usages est indissociable (« atomique » : qu’on ne peut pas couper) et qu’il faut arrêter de procéder par chaînon en ignorant les autres chaînons et la vertu de la chaîne toute entière. Quand comprendra-ton que cette chaîne est vertueuse, que la culture fait l’innovation qui fait la croissance ? Il n’y a pas de croissance sans innovation, il n’y a pas d’innovation sans culture.
Quand comprendra-t-on que l’innovation est affaire de diversité et d’interaction ? Lire la suite »




